La maison en bois
L'agence O a reçu un coup de téléphone de Marie Dossin demeurant «Maison du Lac par Ingrannes» dans la forêt d'Orléans.
À l'insu de son mari, elle informe l'Agence qu'elle a trouvé le cadavre de Jean Marchons pendu à une poutre dans une cabane en bois.
En chemin, à l'auberge du village, Émile et Torrence, respectivement propriétaire et employé de l'Agence, tentent vainement d'obtenir des informations. Arrivés chez Marie, ils reçoivent
l'autorisation du propriétaire de photographier la cabane en bois. Il n'y a plus de pendu dans la cabane mais bien des traces et un bout de journal du jour.
Après quelques insistances, le maître de maison les reçoit; il a appris le coup de téléphone de sa femme et la dit folle. Le monsieur a changé de botte depuis le matin; il avait des bottes
à lacer et porte maintenant des bottes d'équitation or il ne monte pas à cheval.
Les détectives sont bien reçus par Dossin qui leur présente le docteur Aberton. Celui-ci confirme la folie de la femme et aussi certifie qu'elle n'est pas en état de rencontrer les
détectives.
Jean Marchons est connu, habite Pithiviers et vient rarement les voir.
Les détectives s'installent à Sully. L'aubergiste parle de la Dossin comme d'une roulure.
Parvenant à s'échapper, Marie rejoint Emile et Torrence et leur raconte qu'une très grande différence d'âge la sépare de son mari, que la veille son ex-amant Jean Marchons et venu dans le
voisinage mais qu'elle ne l'a pas entendu repartir et a découvert son cadavre pendu dans la cabane.
Le mari survient et ramène sa femme. Un marinier trouve un cadavre dans l'eau à quelques kilomètres. Les papiers du mort montrent qu'il s'agit de Jean Marchons. L'histoire de Marie Dossin est
donc confirmée.On étend le corps sur le billard du café. Torrence appelle le Parquet et la femme Marie semonce son mari, l'accusant de l'assassinat de l'homme qu'elle aimait.
Émile retourne à la demeure du Lac où il essaye de tromper, sans succès, le domestique Joseph pour retrouver les bottes à lacer qui probablement ont été cachées pour que l'on ne s'aperçoive pas
qu'elles ont été abîmées par les fils barbelées des clôtures lors du probable déplacement du corps.
Émile se rend à Pinhiviers pour rencontrer la gouvernante dévouée de Marchons. Elle confirme l'aventure de ce dernier avec Marie. Émile emmène la gouvernante à Sully. Cette dernière s'évanouit
sur le cadavre de son maître.Marie commence par mener l'interrogatoire accusant le docteur Aderson d'avoir menti.
Dossin est accusé du meurtre par le juge. Emile découvre dans le calorifère les bottes calcinées et le reste de la corde. Deux éléments retournent la situation contre Marie :
-le crâne été enfoncé par un marteau qui a été retrouvé dans la cabane alors que toutes les autres traces ont été retirées. Celui qui a retiré le corps ne savait peut-être pas qu'il y avait un
marteau.
- selon la gouvernante, c'était le dernier rendez-vous entre les amants. Le mari n'avait donc pas de raison de tuer Jean Marchons. Il a été tué par sa maîtresse à demi folle parce que son amant
lui signifiait la rupture et, voulant la protéger, son mari a tenté de cacher l'assassinat.
